jeudi 13 janvier 2011

Parfaite inconnue

Parfaite inconnue, distante à ma vue
Déformée dans l’espace
D'une vieille glace
Fraise des bois sombres
Enfant d’une ronde
Et d’un poids
L’avenir est là devant toi.

Qu'es-tu devenue, parfaite inconnue
Bout de grâce austère
Mon envie de misère
N’est plus
Et dans mon cœur vacillant
Le souvenir répand
Ta voix.
Où t'en vas-tu ?

Moi, le gouffre amer et obtus
Toujours sans père et mère
Grand marcheur aux artères
Déçues.
Toujours marié à des morues
Et des hivers.
Tu es par là.
Je ne vois plus !

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