Abigaëlle, tu n’es pas belle
Pas plus belle que maman
Tes étincelles, Abigaëlle,
Volent avec le vent.
Privée de vie, cela révèle
Que tu es triste et que tu mens
Une main sur une aile
Et l’autre main devant.
Rêvant de t’en sortir
Repue de tant d’air pire
Grattée par des crapules
Des crabes-libellules
Une main sur une aile
Et l’autre main devant.
Respire un peu, Abigaëlle,
Ca ne durera pas longtemps
Respire autour de tes aisselles
Et de tes cheveux blancs.
Abigaëlle, méchante histoire,
Ne descend pas d’un cran.
Ne crâne pas de tout savoir,
Méchant soir de printemps.
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