Arrêtez les pendules, coupez le téléphone,
Éloignez le vieux chien qui jappe et s’époumone,
Faites taire les pianos, et au son du tambour,
Faites entrer le cercueil et les sanglots du jour.
Les avions tourneront au-dessus de nos corps,
Écrivant dans les cieux le message : « Il est mort »,
Nous mettrons des colliers de deuil aux pigeons blancs,
Les agents de police auront du noir aux gants.
Il était mon Nord, mon Sud, mon Est et Ouest,
Chaque jour de mon temps, chaque instant de ma sieste,
Mon matin et mon soir, ma voix, mon corps,
J’ai rêvé de l’amour éternel : j’avais tort.
Je ne veux plus voir les étoiles quand je veille,
Démantelez la lune et pliez le soleil,
Videz les océans, détruisez les forêts,
Désormais, rien ne vit qui doive être sauvé.
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