Elle tire les ficelles, et mon âme brisée,
Du fond de son cachot, des pavés de son bagne
Obtempère en pleurant, ô ! Pudeur avisée !
Je suis son obligé, son serviteur aimable,
Voleur obéissant aux ordres du parquet.
Ses désirs sont les miens, Cléopâtre irritable
Et je pleure en secret les occasions manquées :
Le vice inavouable et l’ombre improvisée,
Les femmes que mon corps brûlant voulait toucher
Quand cette puritaine et ses faux airs de sage
S’emparait de mes membres et les faisait trembler !
Alors, horrible ancêtre, ayant pris cent ans d’âge,
Honteux de ma Pudeur, je courais me cacher !
1 commentaire:
Magnifique évocation !
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