
Dans une grande gare éteinte et immobile,
Mon cœur saute et s’ébroue, petit cœur affamé.
Canasson jaillissant dans le froid de la ville,
Mon cœur se mire aux flaques, ô ! Cœur abandonné !
Râlant, fumant, claquant des sabots sur le marbre,
Mon cœur s’éprend de tout, petit cœur affamé.
Du gris sale du ciel, de son eau que les arbres
Agrippent en riant, ô ! Cœur abandonné !
Montrant ses deux oreilles au soleil impassible,
Hennissant de plaisir, mon petit cœur charmé
Esquisse un pas de danse, oublie d’être irascible
Et joue comme un enfant, ô ! Cœur abandonné !
1 commentaire:
Beaucoup d'émotion dans ce beau poème ... Toute mon amitié.
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