samedi 12 décembre 2009

Le Coeur Abandonné















Dans une grande gare éteinte et immobile,
Mon cœur saute et s’ébroue, petit cœur affamé.
Canasson jaillissant dans le froid de la ville,
Mon cœur se mire aux flaques, ô ! Cœur abandonné !

Râlant, fumant, claquant des sabots sur le marbre,
Mon cœur s’éprend de tout, petit cœur affamé.
Du gris sale du ciel, de son eau que les arbres
Agrippent en riant, ô ! Cœur abandonné !

Montrant ses deux oreilles au soleil impassible,
Hennissant de plaisir, mon petit cœur charmé
Esquisse un pas de danse, oublie d’être irascible
Et joue comme un enfant, ô ! Cœur abandonné !

1 commentaire:

stellamaris a dit…

Beaucoup d'émotion dans ce beau poème ... Toute mon amitié.