Fraternelles, mes sœurs ne le sont pas, c'est sûr,
mes frères sont cupides et leurs manières sont dures,
Et quand j'entends ma mère crier derrière ma porte,
je murmure en dedans : "que le diable l'emporte ! "
Mon père est un violent ; un grand ogre à l'ancienne,
Féroce et revanchard, sa puissance est martienne
Et son poing peut briser plusieurs os à la fois.
Mon dos et mes deux bras en témoignent pour moi.
A l'école on m'insulte, on rit derrière mon dos,
Les grands n'arrêtent pas de me traiter de sot,
A la récréation le temps pour moi s'arrête,
ils me mettent des coups de talon dans la tête.
Et même la maîtresse a ri hier au soir,
de me voir à genoux, en proie au désespoir,
je suis rentré saignant, et puis à la maison,
on m'a laissé pleurer derrière les frondaisons.
Il ne fait pas très bon avoir dix ans ce soir,
mes amis, en cadeau, m'ont mis un entonnoir
jusqu'au fond de la gorge. Il est rempli d'essence,
J'ai mal un peu partout et je pleure, et je pense,
à la mer. Aux oiseaux, au senteurs printanières
que je ne connais pas, à la forêt légère,
et je pense aux longs pieux que je mettrai un jour,
au fond des deux grands yeux du monde qui m'entoure.
mardi 13 mai 2008
mardi 6 mai 2008
Il n'y a que des bonnes raisons - Maud de Lassus
en réponse à cela:" Tous les jours, le grand réservoir de la jeunesse
Est siphonné! Il ne reste rien de ces années".
Est ce que être adulte signifierait
Se saôuler aux larmes d'une jeunesse oubliée?
Autant que les mémoires d'enfants les souvenirs
Se renouvellent et fuient avant de mourir.
Celui de l'adulte est le plus arrogant
Des âges. Parlons de la vieillesse, le troisième!
Ne dit-on pas qu'il s'agit là de l'enfant
Retrouvé? Amants complices de ces années reines,
Sur le banc des esseulés, entre deux nuages,
Nous verrons les dauphins nager dans du coton
Et les hirondelles carresser l'horizon.
La douce mélodie d'une vieillesse sans âge,
Vertueuse jeunesse jadis ébranlée,
Nous emportera dans le flot des écorchés.
Les yeux ridés de larmes et les joues rosées
Nous embrasserons, ensemble, l'éternité.
Est siphonné! Il ne reste rien de ces années".
Est ce que être adulte signifierait
Se saôuler aux larmes d'une jeunesse oubliée?
Autant que les mémoires d'enfants les souvenirs
Se renouvellent et fuient avant de mourir.
Celui de l'adulte est le plus arrogant
Des âges. Parlons de la vieillesse, le troisième!
Ne dit-on pas qu'il s'agit là de l'enfant
Retrouvé? Amants complices de ces années reines,
Sur le banc des esseulés, entre deux nuages,
Nous verrons les dauphins nager dans du coton
Et les hirondelles carresser l'horizon.
La douce mélodie d'une vieillesse sans âge,
Vertueuse jeunesse jadis ébranlée,
Nous emportera dans le flot des écorchés.
Les yeux ridés de larmes et les joues rosées
Nous embrasserons, ensemble, l'éternité.
Adultes
Nous étions à ce jour inconscients du monde !
Et posant des questions éphémères, souvent,
nous nous enfermions dans des délires immondes,
Nous étions jeunes ! enfin, nous étions des enfants.
Il n'y avait toujours pour nous deux que le ciel
en travers, nous avions des pouvoirs de damnés,
s'imaginant voler plus haut que l'hirondelle,
Et l'on riait de nous, dangereux affamés !
Mais la question se pose ici : avions-nous tort ?
L'adolescence est longue et ses désirs sont beaux,
Il n'y aura jamais à rougir de l'effort
que nous fournissions pour apaiser nos maux.
Nous sommes aujourd'hui dans l'indélicatesse
du monde des adultes et des mots assénés.
Tous les jours, le grand réservoir de la jeunesse
Est siphonné ! Il ne reste rien de ces années.
Et posant des questions éphémères, souvent,
nous nous enfermions dans des délires immondes,
Nous étions jeunes ! enfin, nous étions des enfants.
Il n'y avait toujours pour nous deux que le ciel
en travers, nous avions des pouvoirs de damnés,
s'imaginant voler plus haut que l'hirondelle,
Et l'on riait de nous, dangereux affamés !
Mais la question se pose ici : avions-nous tort ?
L'adolescence est longue et ses désirs sont beaux,
Il n'y aura jamais à rougir de l'effort
que nous fournissions pour apaiser nos maux.
Nous sommes aujourd'hui dans l'indélicatesse
du monde des adultes et des mots assénés.
Tous les jours, le grand réservoir de la jeunesse
Est siphonné ! Il ne reste rien de ces années.
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