I.
Nous avons écouté, patiemment, tant de fois,
les récits passionnants de nos amis rentrés
de pays très lointains ! Nous avons vu les bois,
les odeurs et les mots qu'ils en ont rapportés,
et jamais nous n'avons détourné nos regards !
Il ne faut pas vexer qui ami qui raconte,
il faut le laisser dire, et quand il se fait fait tard,
demander encore plus, oublier le décompte
des heures qui nous pèsent ! Et quand on veut dormir,
il faut veiller ! D'ailleurs, il ne comprendrait pas
que nous n'écoutions pas ce qu'il veut bien nous dire,
il chante encore des villes et des femmes et des mâts.
II.
Vous, métropolitains permanents, nationaux
engoncés dans l'ennui de vos villes immenses,
Buvez ce fort breuvage, droit sorti des tonneaux
que nous avons volé aux arabes sans défense.
Regardez nos bronzages, admirez nos coiffures,
C'est la mode au Brésil, c'est ainsi au Japon,
Savez-vous qu'ils n'ont pas là-bas de vide-ordures ?
Eh, il faut voyager pour ne pas rester con !
Vous êtes silencieux : vous êtes captivé !
Par tout ce que j'amène et qui vous paraît grand,
et exotique, superbe ! Puisque vous insistez,
Je vous mets sous le nez mes photos des Balkans.
Il faut que je vous dise les drôles de manières
qu'ont les hommes là-bas ! Ils parlent un patois
qui vous aurait fait rire. Les femmes sont si fières,
qu'elles enferment leurs courbes en de gros draps de soie.
mardi 29 avril 2008
mercredi 16 avril 2008
En réponse à cela
" Il n'y a pas de modèle pour celui qui
cherche ce qu'il ne connaît pas. "
Mais il y a des marchands en habits de couleur,
Adossés à nos peurs et rêvant de jeter
des idées apaisantes au cœur de nos folies.
Leurs modèles si pâles, si tristes les réponses
qu'ils nous donnent ! Ils rêvent que l'on rêve d'oubli.
Ils dictent des modèles aux contours définis.
Ils crient, affirmatifs, et savent, et sans semonce,
nous saoulent et nous endorment et nous laissent sans vie.
Il ne faut pas laisser les troubles enfantins
A la merci de ceux qui, savants éconduits,
ont autant de réponses que nous avons d'ennuis.
Comprends-tu, Maud, amie, le péril où nous sommes,
La quantité d'efforts que nous devrons fournir
pour laisser de côté l'envie de les punir ?
Les mauvais orateurs aux mauvaises morales ?
La troupe aux cent sermons, qui soufflent à nos pieds,
et nous conjurent au fond de joindre leur armée ?
Ceux-là qui croient tromper par leur indépendance
Et qui rampent aussitôt que le vent a tourné,
ils ont de l' Idéal une idée mal formée !
Attention, il y a là de quoi perdre la tête.
Parlons amour, dansons, rêvons de courtes guerres
et de nos langues sèches apaisons ces échos.
En haut de dix Everests, au fond des sombres mines,
Il n'y a rien de pire qu'un homme qui rumine
Une idée à laquelle il n'est pas préparé.
Je ne vois pas les hommes, et je sais leurs pensées.
cherche ce qu'il ne connaît pas. "
Mais il y a des marchands en habits de couleur,
Adossés à nos peurs et rêvant de jeter
des idées apaisantes au cœur de nos folies.
Leurs modèles si pâles, si tristes les réponses
qu'ils nous donnent ! Ils rêvent que l'on rêve d'oubli.
Ils dictent des modèles aux contours définis.
Ils crient, affirmatifs, et savent, et sans semonce,
nous saoulent et nous endorment et nous laissent sans vie.
Il ne faut pas laisser les troubles enfantins
A la merci de ceux qui, savants éconduits,
ont autant de réponses que nous avons d'ennuis.
Comprends-tu, Maud, amie, le péril où nous sommes,
La quantité d'efforts que nous devrons fournir
pour laisser de côté l'envie de les punir ?
Les mauvais orateurs aux mauvaises morales ?
La troupe aux cent sermons, qui soufflent à nos pieds,
et nous conjurent au fond de joindre leur armée ?
Ceux-là qui croient tromper par leur indépendance
Et qui rampent aussitôt que le vent a tourné,
ils ont de l' Idéal une idée mal formée !
Attention, il y a là de quoi perdre la tête.
Parlons amour, dansons, rêvons de courtes guerres
et de nos langues sèches apaisons ces échos.
En haut de dix Everests, au fond des sombres mines,
Il n'y a rien de pire qu'un homme qui rumine
Une idée à laquelle il n'est pas préparé.
Je ne vois pas les hommes, et je sais leurs pensées.
vendredi 11 avril 2008
La poésie ça pue - Romain Batiste
Baudelaire est un démon
Et Rimbaud un idiot
Verlaine un détritus
Mallarmé détruit tout
Quand on cherche les mots
Faut savoir mélanger
La fange et la panure
Baudelaud dit des miots
Et Rimbaire dis : dis donc
Vermais se rubiconne
Mallaraine dédéduit :La poésie ça pue !
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