La nuit, aux heures noircies de ma verte campagne,
Quand le vent rit dehors en pleine obscurité,
J'éprouve le besoin béant d'une compagne,
D'un "Amour...", d'un "Espoir ! ", doucement murmurés.
Tremblant comme un ivrogne, et sortant bien souvent
Mon visage en sueur des draps de mon grand lit,
J'entrevois le brouillard de l'air environnant,
J'y cherche une âme encline à combler mon esprit.
Et soudain la voilà, enfin ! Elle est bien là,
Sa silhouette brune est ancrée dans l'espace
De ma chambre. Elle existe, et tend bientôt les bras
Vers moi qui suis transi. Elle prend toute la place.
Je ne puis distinguer les traits de son visage,
qui sourit ! Je le sais, elle rit comme une enfant.
Ses cheveux bruns sont longs, et volent, et sont des pages,
oh ! La voilà tout près, ses mains sont des romans !
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