Baudelaire est un démon,
Rimbaud est un idiot.
Lautréamont a cru que la jeunesse
autorisait sa faiblesse.
La masse des poètes est une armée du pauvre,
leurs cris sont des molards jetés dans la campagne.
Il n'y a plus de moi ?
Je est un autre, à d'autres !
Les ongles qui enfoncent la poitrine infantile,
sont bannis. L'opium et les tohus-bohus, disparus.
On laisse couler la vie à travers, en travers,
Tu te diras poète. Tu ne le seras pas.
Pas tant que ces dragons te règleront le pas.
La mort de ces mots, du poète, intervient,
Dès lors qu'on le prononce.
Il ne faut rien chercher, mais bon sang,
Je ne cherche rien !
Les questions du poète sont celles des rameurs.
Vers où file l'esquif, combien de coups de reins ?
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