mercredi 30 janvier 2008

Idioties

Api Beursdé touillou,
Api Beursdé touillou,
Api Beeuurssdé touillou, quelqu'un.
Api Beursdé touillou.
Bravo, bravo!
Vous pouvez crever maintenant.

Il y a de l'indécence dans les "bon anniversaire".
Un glacial plaisir à s'annoncer, oeil dans l'oeil,
Que la mort approche, qu'il n'y a rien à y faire.
Combien de raisons de fêter un an de plus ?
Presque autant que le nombre de médailles
Que l'on m'a decernées pour faits de guerre.
Je hais les anniversaires.

Quel intérêt à offrir des cadeaux aux nouveaux-nés ?
Car enfin, cela revient à dire à leurs parents
"J'offre un jouet à celui qui très bientôt,
lorgnera votre héritage avec des yeux très gros, mais avant,
aura volé tout votre argent dans des études dont il ne fera rien."
On ne fait pas ça à un ami, sauf à ne plus vouloir de lui.

Pourquoi feindre la tristesse quand le malheur tombé
sur les épaules d'une autre, le pousse à prier Dieu.
Pourquoi vouloir toujours tirer ses propres larmes,
Quand un homme a perdu un parent, ou sa femme ?

La première chose que l'on se dit, c'est "Ouf, ce n'est pas moi.
Sur qui s'acharne le sort, sur qui coule la flamme."
La deuxième chose que l'on se dit, c'est "Tiens !
Quelle drôle d'aura émane de ce malheur, quelle curiosité !
Si je pouvais, je le pousserais un peu plus bas,
Pour observer cette souffrance, qui me paraît si loin de moi."

Telle est l'affreux mépris, et tel est l'égoïsme.
Chacun le cache au mieux, et chacun y arrive,
Ce n'est pas sorcier !

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